Madagascar, la confiance retrouvée ?

Après des années de traversée du désert, la Grande île est de retour. Elle a réussi à surmonter la crise politique de 2009 liée à la destitution de l'ex-président Marc Ravelomanana. En 2013, le pays a organisé de nouvelles élections et élu en décembre, un nouveau président Hery Rajaonarimampianina. Ce dernier est un homme pragmatique qui ambitionne de donner à la Grande île, un nouveau souffle en misant sur l'ouverture et des réformes pour séduire les investisseurs et opérer le rattrapage économique. Cette politique a trouvé un écho favorable dans le milieu des affaires et Madagascar a renoué ses liens avec les instances régionales et internationales en accueillant en 2016 sur son territoire, le Sommet de COMESA (Marché commun pour l'Afrique Orientale et Australe) et le Sommet de la Francophonie.
Ces événements représentent un tournant majeur pour Madagascar qui a pu retrouvé la confiance des bailleurs de fond qui lui ont promis 6,4 milliards de $ d'investissement dans les prochaines années. (1) Le retour de la confiance est un facteur clé pour l'avenir du pays mais il n'est qu'un préalable pour opérer le rattrapage économique. Et c'est là que se focalisent les principaux défis de la Grande île.
Depuis la crise de 2009, le bilan économique est accablant. Le pays a accumulé des retards par rapport à ses voisins : île Maurice et la Réunion. Maurice par exemple, a réussi à surfer sur la mondialisation pour attirer les investissements et améliorer le niveau de vie de sa population, alors que la classe moyenne malgache est sortie exsangue de la crise. Le taux de la pauvreté a augmenté car selon la Tribune, 73,7 % de sa population vit encore aujourd'hui en-dessous du seuil de pauvreté avec moins de 2 $ par jour. (2) Sur le plan économique, il semble que l'Etat malgache contrôle mal ses ressources naturelles comme le prouve le trafic récurrent du bois rose et de pierres précieuses de la Grande île, commercialisés en toute impunité à l'étranger.
Koffi Annan écrivait : "Sans bonne gouvernance, sans état de droit, sans administration prévisible, sans pouvoir légitime et sans une réglementation adaptée ; les financements et les dons les plus abondants ne sauraient assurer la prospérité". (3) Tels sont les défis de Madagascar qui doit restaurer la confiance dans ses institutions pour pouvoir faire un bond en avant.
(1) La Tribune - décembre 2016
(2) La Tribune, ibid.
(3) Koffi Annan, discours 2005 aux Nations Unies

- Ce numéro comprend :
- Madagascar, aspect culturel
- Madagascar, terre de fortes potentialités
- La Grande île parie sur les niches de marché
- Les secteurs porteurs de Madagascar
- Vos clés pour faire dans affaires dans ce pays
- Madagascar, votre nouvelle destination

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